QalityStatsAnalyse de matchs

Transparence du modèle

Comment ces chiffres
sont calculés

Aucune intuition, aucun avis d'expert : un modèle statistique ajusté sur les résultats passés, corrigé par ce que le modèle ne peut pas voir, et jugé sur ses erreurs.

Deux lectures, volontairement séparées

Le modèle probabiliste répond à « à quelle fréquence cette équipe gagne-t-elle dans cette configuration ? ». La notation facteur par facteur répond à « pourquoi est-elle mieux placée ? ». Quand les deux divergent, ce n'est pas un défaut : c'est le signal le plus intéressant de la page. Une équipe peut dominer tous les facteurs lisibles et rester défavorisée parce que son adversaire est structurellement plus fort.

Le modèle

Dixon-Coles avec pondération temporelle. Chaque équipe a une force offensive et une force défensive, et l'intensité de buts attendue d'une rencontre s'écrit :

λ_domicile = exp(attaque[dom] + défense[ext] + avantage_terrain)

Une correction ajustée sur les données redresse la fréquence des scores faibles (0-0, 1-0, 0-1, 1-1), systématiquement sous-estimée par un modèle de Poisson simple. Chaque match passé est pondéré selon son ancienneté : la forme d'il y a un an compte moitié moins que celle d'aujourd'hui.

Ce que le modèle ne voit pas

Le modèle ignore qui est sur le terrain. Cinq ajustements comblent ce manque, chacun borné pour qu'aucun ne puisse emporter l'analyse à lui seul — au maximum 42 % d'écart d'intensité, toutes contributions cumulées :

  • Absences — pondérées par la part de valeur du joueur dans l'effectif et par son poste ; un joueur incertain compte 40 %.
  • Fraîcheur — repos court, calendrier chargé, long déplacement.
  • Régression des xG — une équipe qui marque nettement plus que ses occasions revient vers sa moyenne ; on corrige dans le sens inverse de l'écart.
  • Mercato — solde des arrivées et départs rapporté à la valeur de l'effectif.
  • Enjeu — différentiel entre les deux équipes, déduit du classement et des journées restantes.

Ces coefficients sont des a priori documentés, pas des vérités mesurées. Ils doivent être recalibrés par backtest à mesure que l'historique s'étoffe. Chaque contribution est tracée : l'écart affiché est toujours explicable.

Comment le modèle est jugé

Chaque prédiction est notée après le match : log-loss, score de Brier et RPS. La référence est le marché — les cotes de clôture, marge retirée, constituent la meilleure prévision publiquement disponible. Si le modèle fait durablement moins bien, c'est le modèle qui est en cause.

Performance mesurée

ChampionnatMatchsLog-lossRPSBrierMarchéÉcart
EN1501,04060,22700,6218——
DE1451,04140,22320,6315——
ES1550,89840,17680,5260——
FR1450,83050,17750,4794——
IT1600,91020,19390,5286——

Un log-loss entre 0,95 et 1,00 correspond à l'état de l'art sur le football ; prédire les fréquences de base donne environ 1,07. Un écart positif signifie que le modèle fait mieux que le marché sur la période.

Calibration

Quand le modèle annonce 30 %, l'événement doit se produire trois fois sur dix. Voilà ce qui s'est réellement produit.

Tranche annoncéeMoyenne annoncéeObservéCas
0.115,7 %12,9 %101
0.225,2 %21,2 %307
0.334,9 %37,0 %127
0.444,9 %47,9 %94
0.554,2 %61,1 %54
0.664,7 %82,5 %40
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